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Commune rurale de Latodin : Le Conseil municipal rend compte de sa gestion 2017 à sa population

vendredi 27 avril 2018

Le Conseil municipal de Latodin, dans la province du Passoré (région du nord), était face à sa population pour rendre compte de sa gestion 2017 et recueillir ses critiques et suggestions en vue de mieux répondre aux attentes. Un exercice démocratique qui a mobilisé, outre la population, autorités administratives, politiques et partenaires de la commune. C’était jeudi, 19 avril 2018 à l’espace de la Mairie de Latodin.

Commune rurale de Latodin : Le Conseil municipal rend compte de sa gestion 2017 à sa population

« C’est vous qui nous avez choisis, on se doit d’être devant vous et pour cela, n’hésitez pas à émettre les critiques pour améliorer la suite », a campé le maire, Simandé Gilbert Nabaloum. Puis, le bilan détaillé de l’exercice 2017, rubrique par rubrique, et ce, à concurrence des seize villages qui composent la commune.
Ainsi, de l’exposé du bourgmestre, et au titre des produits de l’exploitation (vente de produits et prestations de services, produits de l’abattoir, fourrières, actes administratifs et état civils, location matériel, taxes funéraires, etc.), sur une prévision de 5 315 000 francs, le Conseil municipal a pu mobiliser 6 772 500 francs (contre 5 405 000 Francs en 2016).

Sur les produits domaniaux (droits de stationnement, location de terrain et boutiques, taxe sur la dégradation du domaine, etc.), pour une prévision de 3 555 000 Francs, c’est une somme de 3 047 875 Francs qui a été effectivement encaissée (contre 3 352 500 Francs en 2016).

Dans la rubrique ‘’recouvrements et participation’’ (produits de quêtes, contributions volontaires des résidents et des non-résidents, participation de l’Etat et autres partenaires), pour 111 078 414 francs attendue, c’est un total de 110 074 248 Francs qui a été effectivement mobilisé (contre 33 773 281 francs en 2016).
Pour ce qui est des Impôts, taxes et contributions directes (patentes, licences, contribution du secteur informel, taxes sur les armes, taxes de résidence), sur une prévision de 2 524 000 francs, ce sont 2 303 204 francs qui ont été effectivement enregistrés (contre 5 565 441 francs l’exercice précédent).

En ce qui concerne les Impôts et taxes indirectes (taxe sur les charrettes taxe sur les kiosques à boissons…), c’est un total de 2,810 400 francs qui a été récolté pour une prévision de 4 538 000 francs (4 541 500 Francs en 2016).
Les produits exceptionnels (reversement et pénalités de retard) et subventions exceptionnelles ont donné 2 956796 francs pour une somme de 1 000 000 francs annoncée (contre 800 000 francs en 2016).

Sur tout autre chapitre, on retient que 2017 a également vu de nombreuses réalisations (construction et/ou équipement) sur fonds propres de la commune. A ce titre, on peut lister le CEG (Collège d’enseignement général) de Loungo, celui de Latodin (Continuum), le Lycée départemental de Latodin, les écoles de Nahirsin, Midougou, Boemtenga, le CSPS (Centre de santé et de promotion sociale) de Latodin (entretiens et réparation des ambulances de la commune), etc.

En ce qui concerne les réalisations du conseil municipal sur transfert de fonds, elles ont consisté en la construction de forages positifs, de salles de classe (plus bureaux, magasins), de cent hangars au marché au profit de la commune, etc.

2018, opérationnalisation de projets stratégiques !

Outre les difficultés de mobilisation des ressources internes, une des principales préoccupations soulevées par le Conseil municipal est l’insuffisance de ressources humaines à la mairie, notamment au niveau de l’état civil où une seule personne est chargée des sollicitations (si fait que les délais de délivrance sont longs). D’où son invite aux populations à se mobiliser afin de doter la mairie de ressources humaines nécessaires pour plus d’efficacité et d’efficience.

2018 prévoit de nombreux réalisations et investissements dont l’aménagement de périmètres maraîchers, la construction d’infrastructures marchandes équipées de système solaire, l’opérationnalisation de l’Eco-village (une forêt), la construction d’infrastructures sociales de base, etc.

A la fin de l’exposé, de nombreuses réactions ont été enregistrées. Parmi les préoccupations, les plus partagées sont relatives à la question des lotissements et aux infrastructures sociales de base (centres de santé, électrification…). Sur le volet éducation, il a été exprimé le besoin de doter la commune d’un lycée pour permettre aux élèves d’y poursuivre leur cursus. L’aménagement d’un espace pour cimetières a également constitué un point de préoccupation enregistrée par le Conseil municipal au cours de ces échanges avec la population.

Mention et encouragements au maire et son équipe !

Pour Passowendé Jean-Baptiste Kaboré, blanchisseur à Latodin-centre, cet espace de dialogue communal est une bonne initiative, elle a permis de situer les populations sur nombres de questions. « Aujourd’hui, ce que les populations veulent, ce sont les informations et les éclaircissements sur certaines préoccupations. Nous souhaitions que Dieu donne la force au maire et à son conseil municipal de poursuivre dans la même lancée de construction de Latodin. Nous apprécions les différentes réalisations, notamment dans le domaine de l’éducation, de la santé et sommes confiants quant à la suite annoncée. La principale préoccupation reste aussi les lotissements ; c’est une situation qui crée aujourd’hui des tensions inutiles, il faut donc la régler, car les attentes des populations sont fortes à ce niveau. La mesure de suspension des lotissements n’aide pas du tout les choses, ça fait naître des tensions. C’est comme certains intervenants l’ont souligné, il y a une zone ici où les émigrés ne peuvent pas construire, seuls les autochtones peuvent le faire. Alors que c’est ensemble que nous pouvons construire le développement. Nous pensons que c’est une question qu’il faut résoudre, parce que cela est aussi dû aux mesures de blocage des lotissements (ils disent qu’il faut d’abord les lotissements…). Nous prions Dieu que la paix et la stabilité demeurent au Burkina, que les gens s’entendent ; c’est la base de tout », a-t-il exprimé.

Selon Edouard Zambélongo, promoteur du Festival nuits du conte au village (qui se tient dans le village de Sissamba, un des villages de la commune), ce cadre est important, en ce qu’il donne l’occasion aux populations de pouvoir apprécier ce que font leurs élus. « C’est une preuve de maturité, de courage et de transparence dans la gestion de la commune. Il faut saluer les efforts du maire et son équipe. Si j’avais une suggestion à faire, c’est de demander au conseil municipal d’ouvrir une fenêtre sur l’aspect changement de comportements. C’est vrai et c’est incontestable qu’on a besoin d’infrastructures, d’immeubles…, mais tout cela ne peut produire les effets escomptés que si les hommes et les femmes changent de comportements, de façon de voir les choses. Sans ce changement de comportement, vous avez beau investir, les gens vont les dégrader, les utiliser à mauvais escient. On pourrait par exemple faire ressortir le nombre de conflits dans lesquels le conseil municipal (ou les services de sécurité) s’est impliqué pour rétablir la paix.

Ce sont autant d’éléments sur la paix sociale, et sans laquelle, aucun investissement ne peut produire les effets attendus. C’est cet esprit qui a motivé à la création du Festival nuits du conte au village. Nous sommes convaincus que dans le milieu rural, il y a des savoirs et des savoir-faire qu’il faut valoriser, ce sont des moteurs de changement et de développement. Ces valeurs qui ont permis à nos communautés de traverser des siècles sans se briser. Il y a des mécanismes de résolution des crises et ce festival, en mettant l’accent sur les contes et les causeries auprès des vieilles personnes, permet de prendre ce que ces personnes ressources ont de positif et qui risque de disparaître (et sous la menace de la modernité) ; cela nous rend plus forts », soutient M. Zambélongo.

Louise Yameogo chargée programme à l’AMR (Association Monde Rural), association apolitique de droit burkinabè intervenant dans le domaine de la gouvernance locale qui accompagne de ce fait plusieurs communes du Burkina, dont Latodin, situe également l’importance de ce dialogue. Pour elle, pour que tous participent à l’élan de développer, il faut qu’ils s’intéressent et comprennent le fonctionnement des conseils municipaux. « Une fois les gens comprennent, ils vont interpeller, et s’ils interpellent, ils vont participer aux questions de développement », a-t-elle justifié.

Pour ne rien laisser au hasard, un comité de douze personnes, composées de différentes sensibilités, a été mis en place pour le suivi des recommandations formulées au cours de ce dialogue.

Lire aussi : Commune de Latodin : Le maire Simandé Gilbert Nabaloum s’élève contre la faim et la pauvreté

O.L
Lefaso.net

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